| Nouvelle secrétaire d'Etat à l'écologie |
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| Environnement - Actualités |
| Vendredi, 06 Mars 2009 00:00 |
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Elle a écrit ses discours, elle va désormais mettre en oeuvre sa politique en matière d'écologie. Chantal Jouanno, nommée ce mercredi secrétaire d'Etat à l'Ecologie en remplacement de Nathalie Kosciusko-Morizet, a travaillé pendant plusieurs années aux côtés de Nicolas Sarkozy, dont elle fut longtemps la plume avant de devenir l'une des plus fines expertes du Grenelle de l'environnement. Née à Vernon, dans l'Eure, diplômée de Sciences-Po Paris, elle commence sa carrière comme sous préfète peu après sa sortie de l'ENA (promotion Cyrano de Bergerac). En 2002, elle rejoint «par hasard» le cabinet de Nicolas Sarkozy lors de son premier passage au ministère de l'Intérieur. Elle ne le quittera plus jusqu'en 2007, de l'Intérieur à l'Elysée en passant par les Hauts-de-Seine. Cette femme de 39 ans, discrète et directe à la fois, décrit l'actuel président comme quelqu'un d'"attachant parce que très humain", mais aussi un homme de "parole" qui a "beaucoup d'humour". Ancienne championne de France de karaté (12 fois!), elle a suivi la naissance et les premiers pas du "Grenelle", comme conseillère pour le développement durable à l'Elysée. En Février 2008, Nicolas Sarkozy la laisse partir à regret pour la présidence de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe). Dès l'annonce du départ de Nathalie Kosciusko-Morizet, de quatre ans sa cadette, son nom est arrivé en tête de liste, alors que différents textes issus du Grenelle doivent être examinés au Parlement dans les mois à venir. "Elle a l'avantage d'avoir la mémoire du processus et d'en connaître tous les acteurs", souligne Arnaud Gossement, porte-parole de France nature environnement (FNE, 3.000 associations). "Elle apprend, digère et interprète extrêmement vite", confie un de ses anciens collaborateurs à l'Ademe, qui se souvient d'une certaine "rigidité" à ses débuts. Dans une période d'arbitrages complexes et difficiles entre le Premier ministre François Fillon et le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo, elle a pesé avec habileté pour que les décisions soient rendues en faveur du second. |










