Zones d'activités

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Le territoire de la CIVIS abrite 33 sites

Les études réalisées par l’Agorah sur le foncier économique montrent une réelle dynamique. Les projets se concrétisent, les chantiers se multiplient. Saint-Pierre, Saint-Louis et L’Etang-Salé abritent la majorité des entreprises. Deux grands secteurs prédominent : production d’un côté, logistique, transport et commerce de gros de l’autre.

 

La localisation des zones d’activités économiques (ZAE)

La localisation des zones d’activités économiques (ZAE)

La localisation des zones d’activités économiques (ZAE)

Sur les 410 hectares (y compris espaces publics) dédiés aux zones d’activités recensées sur le territoire de la Civis, Saint-Pierre totalise, à elle seule, 255 hectares répartis entre 11 pôles différents affectés principalement à la production, à la transformation et aux services aux entreprises. La suprématie de la capitale sudiste est le fruit d’un long processus historique et économique. Mais dans le sillage de Saint-Pierre d’autres villes émergent aujourd’hui. Avec 95 hectares disponibles, Saint-Louis occupe une deuxième place essentielle. Ces zones d’activités et sa zone commerciale sont proches l’une de l’autre et forment « un véritable quartier économique autour de Bel-Air » selon la description faite par l’Agorah dans son étude publiée en 2016. La deuxième ville du sud abrite, qui plus est, l’un des plus beaux fleurons industriels de l’île avec l’usine sucrière du Gol.

Dans cette hiérarchie, la troisième position échoit naturellement à L’Etang-Salé (54 hectares, 5 zones), petite station balnéaire de moins de 15 000 habitants où l’on dénombre 1 200 établissements et 4 000 salariés dans le secteur privé. Géographiquement, les ZAE sont implantées majoritairement le long de la route des Sables, une localisation qui les relie directement à la quatre-voies.

La Petite Ile (4,5 hectares) et Cilaos (1 hectare) ferment logiquement la marche. Dans la stratégie territoriale globale imaginée par la Civis, ces deux communes occupent, toutefois, une place importante au-delà de leur faible vocation industrielle. La première est positionnée comme la porte d’entrée du Sud Sauvage de La Réunion, la seconde demeure une destination où le tourisme se confond, volontiers, avec l’artisanat.

L’évolution des surfaces disponibles entre 2004 et 2016

L’évolution des surfaces disponibles entre 2004 et 2016

L’évolution des surfaces disponibles entre 2004 et 2016

Signe d’un réel dynamisme économique et d’une véritable volonté politique, les surfaces réservées aux zones économiques ont augmenté d’une centaine d’hectares supplémentaires entre 2004 et 2016. Cette évolution est particulièrement perceptible à Saint-Pierre, Saint-Louis et L’Etang-Salé, trois villes où plusieurs zones d’activités se sont créées.

A contrario, on observe, sans surprise, une nette diminution des parcelles en friche, nues ou occupées par un bâtiment désaffecté. En 2016, date du dernier recensement, ces surfaces mobilisables représentaient une douzaine d’hectares. Un chiffre très faible et qui témoigne de la pression foncière permanente.

Le poids des différentes filières

Le poids des différentes filières

Le poids des différentes filières

Quelle est la vocation économique des entreprises implantées sur le territoire de la Civis ? Quelle que soit la date des recensements effectués, 2004 ou 2016, la prédominance du secteur « Production » ne se dément pas. Celui-ci accapare 94 hectares, la fabrication d’éléments en béton, de denrées alimentaires et de boissons figurant parmi les activités les plus dévoreuses d’espaces. Avec 47 hectares occupés, la filière « Logistique, transport et commerce de gros » reste, elle aussi, très pourvoyeuse de surfaces. Derrière ces leaders, on retrouve les PME spécialisées dans le commerce de détail et les services aux particuliers. Ces entités s’étalent sur 20 hectares.

La dernière filière dominante - 17 hectares mobilisés - est celle de l’automobile. Elle enregistre une nette progression des surfaces utilisées entre 2004 et 2016, une évolution qui lui permet désormais de marquer de son empreinte le territoire de la Civis. Un territoire qui s’ouvre de plus en plus à d’autres secteurs. Avec l’apparition du « Parc Technologique » à l’entrée est de Saint-Pierre, le tertiaire qualifié se fraye progressivement un chemin depuis 2008. Signe, là aussi, que le Sud, adossé jusqu’ici à des activités traditionnelles, entame discrètement mais sûrement sa mue économique.

 

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Saint-Pierre : Les zones industrielles en perpétuel essor

Sorties de terre au fil du temps, en parfaite cohérence avec les enjeux de développement du territoire, elles se sont étendues pour devenir aujourd’hui de véritables pôles de compétitivité répartis sur 255 hectares. De l’agroalimentaire au bâtiment en passant par des secteurs de pointe, Saint-Pierre affiche de grandes ambitions.

 

L’histoire de la ZI n°1

L’histoire de la ZI n°1

L’histoire de la ZI n°1

La naissance des zones d’activités économiques de Saint-Pierre est intimement liée à la réalisation en 1840 du fameux canal Saint-Etienne. L’eau récupérée apporte avec elle de la vie tout au long du serpent liquide s’étendant de la Rivière Saint-Etienne jusqu’à Grands-Bois. De façon naturelle, l’activité économique se développe et en une décennie, de véritables zones d’activités apparaissent. L’ère de la canne à sucre est à son apogée et dans les années 1970, sous l’impulsion du maire de l’époque, Alfred Isautier, des usines se démarquent et fondent le paysage économique. Des quartiers tels que la Caserne, Albany, Grands-Bois ou la Ravine des Cabris jouent un rôle capital dans le développement industriel de Saint-Pierre.

La toute première zone industrielle, la ZI n°1, surgit à Ravine Blanche dans les années 70 et s’organise autour de vastes champs de cannes avec l’implantation d’un abattoir municipal. Un élément économique moteur qui permet de gérer les filières agricoles et d’élevage du grand bassin sud. A l’époque, l’entreprise Chane-Nam, une famille de grands industriels saint-pierrois, y développe notamment la fabrication des biscuits de la célèbre marque Lu. Mais, progressivement, cette zone connaît de sérieuses mutations, se dépouillant peu à peu de son côté industriel pour entamer une mue commerciale. La raison principale de ce glissement d’activité réside dans le rattrapage par l’urbanisation de ce secteur désormais situé à l’entrée ouest de Saint- Pierre avec la chambre de commerce, les enseignes du groupe Locate, le Jumbo Score et l’entreprise pharmaceutique.

La ZI n°2, un concentré de grands acteurs

La ZI n°2, un concentré de grands acteurs

La ZI n°2, un concentré de grands acteurs

La seconde zone industrielle, la ZI n°2, s’est établie au début des années 80 dans le secteur nord du centre-ville, plus précisément à l’entrée de la Ligne Paradis. Une zone particulière puisque contrairement à sa cousine, la ZI n°1, elle conserve sa forte vocation industrielle avec pour socle deux fleurons de l’agroalimentaire local : SPHB (groupe Lesieur), fabricant de sauces diverses et variées (mayonnaise, ketchup…) et Yoplait, roi de la transformation de produits laitiers à La Réunion. La Cogedal, gros fabricant de farines alimentaires et le groupe Isautier (fabrication de matelas en mousse), produisent aussi dans cette zone n°2 et renforcent ce caractère industriel très marqué.

Des grossistes dans le secteur commercial tels que Fo Yam (fabrication de matériel de musique) ou Locate (fabrication de matériel dans les métiers de bouche) s’y sont également implantés mais cet espace reste à dominante industrielle. Il faut bien se rendre compte que l’organisation de ces zones industrielles, au regard de la superficie du territoire, ne peut se concentrer sur une activité à vocation unique même si c’était l’objectif de départ : une zone pour un secteur d’activité précis. Au final, PME et grands groupes demeurent des acteurs importants, incontournables et très dynamiques dans le paysage économique saint-pierrois et, par capillarité, dans celui du territoire tout entier.

Le bâtiment en force dans la ZI n°3

Le bâtiment en force dans la ZI n°3

Le bâtiment en force dans la ZI n°3

Aménagée au début des années 90, la troisième zone se trouve à l’entrée ouest de Saint-Pierre, plus précisément dans les bas du quartier de Bois d’Olives, tout au long de la quatre-voies. La création de cette zone a permis le déplacement de l’abattoir municipal, piloté depuis par la SCPR, puissant industriel agroalimentaire du Sud. Aujourd’hui, cet abattoir représente un pôle de transformation de produits important pour l’île entière. Jambon, saucisson en supermarché… tout est précisément issu de cet abattoir.

Autre entreprise de poids implantée sur le site : Les Salaisons de Bourbon, Pepsi mais aussi et surtout des PME du secteur du bâtiment. Dans les années 80, le secteur de la construction prend une ampleur sans précédent et les entreprises se créent afin de répondre à une demande de logements grandissante. On retrouve donc des entreprises spécialisées dans la menuiserie, le bois, l’aluminium, la tôle… Soretole, enseigne bien connue, présente dans la ZI n°2, ouvrira une seconde structure dans cette troisième zone. Dans les années 80, le fort développement urbain de la ville de Saint-Pierre, associé à sa dynamique de logement, ont relancé ce secteur. De nombreuses activités connexes ont naturellement émergé. Autre élément important qui a marqué l’histoire et le développement industriel de Saint-Pierre : la présence dans la zone n°3 du seul et unique marché de gros de l’île, notre « petit Rungis local », en produits frais agricoles.

Dernier secteur de la zone autrefois en pleine progression et au potentiel économique intéressant : la mécanique. Rappelons que nous sommes dans les années 80 et qu’il était encore possible de réparer mécaniquement sa voiture ! Tous les services liés à l’automobile (SAV, entretien…) se sont donc multipliés au coeur de cette zone industrielle n°3.

La ZI n°4 en pleine expansion

La ZI n°4 en pleine expansion

La ZI n°4 en pleine expansion

Dans la continuité de ce développement galopant, la quatrième zone industrielle, la zone n°4, se crée à la charnière des années 90 et 2000. Elle se situe derrière le marché de gros, dans la prolongation de la ZI n°3. La tranche 1 de cette ZI n°4 s’est réellement achevée il y a un an. Deux filières - Production d’un côté, Logistique, Transport et Commerce de gros de l’autre - accaparent 80% des espaces disponibles évalués au total à une petite dizaine d’hectares. La ZI n°4 continuera à s’agrandir. Après avoir livré 22 lots, la ville engagera les travaux de la tranche 2 fin 2018. Cet investissement permettra de mettre en service environ 32 lots supplémentaires (25 hectares) à destination des entreprises.

Une troisième tranche sera mise en service après l’exploitation du gisement de pouzzolane (nécessaire à la fabrication du ciment) évalué à 600 000 mètres cubes. En fonction du rythme des installations, la ville livrera 15 hectares de foncier supplémentaire aux investisseurs. Afin de faciliter l’accessibilité de cette zone, la ville a sollicité la Région pour la réalisation d’un échangeur au droit de la RN1. Actuellement à l’étude, cet ouvrage, livrable en 2021, devra garantir un accès préférentiel et adapté à ce nouveau pôle industriel et artisanal. En concertation avec la Civis, le passage du TCSP au coeur de la zone est également programmé. Au terme de tous ces chantiers, la ZI N°4 s’étendra sur plus de 50 hectares. Un périmètre qui positionnera ce site comme l’un des plus importants du Sud après Pierrefonds.

Grand Bois : une hétérogénéité des activités

Grand Bois : une hétérogénéité des activités

Grand Bois : une hétérogénéité des activités

La ville de Saint-Pierre a développé dans les années 90 une petite zone d’activités dans le quartier de Grands-Bois, plus précisément au lieu-dit de la Ravine des Cafres, appelée la « Zone Maxime Rivière ». Cette zone a favorisé le développement du secteur situé à l’entrée est de Saint- Pierre où l’on retrouve une hétérogénéité d’activités, même si les entreprises sont plus modestes que sur les autres sites.

En 2001, sous l’impulsion du maire Michel Fontaine, cette zone connait une extension sur sa partie haute avec l’aménagement de petites parcelles.

Boulevard Bank et Canabady, deux zones très commerciales

Boulevard Bank et Canabady, deux zones très commerciales

Boulevard Bank et Canabady, deux zones très commerciales

Créée en 2005, la zone Canabady se situe en contrebas de la ZI N°2, le long de la route nationale 3. Elle accueille un centre commercial et de nombreuses enseignes de distribution spécialisées dans l’alimentaire et le non alimentaire. La notoriété de ces marques confère à Canabady un énorme avantage concurrentiel. De l’autre côté de la quatre-voies, le succès d’une autre zone (Boulevard Bank), dominée également par les activités commerciales, ne se dément pas.

Sa localisation à proximité directe du centre-ville de Saint- Pierre a attiré les entreprises de ce secteur dont les activités sont compatibles avec les nombreuses habitations à proximité. On note également la présence significative des établissements de restauration (14%), des services collectifs (13%), des fonctions supports (6%) et des entreprises du secteur tertiaire qualifié (3%).

 

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